Les excréments humains ont progressivement été relégués au rang d’impensé collectif, résidus embarrassants que les sociétés modernes ont surtout tenté d’éloigner des villes et de leurs habitants. Alors qu’il y a encore quelques décennies, les excréments étaient considérés comme des sources d’engrais vitales, ils furent finalement évincés par le recours massif à des engrais d’origine fossile, responsables d’importants dommages environnementaux et sanitaires. Ce livre plaide pour leur reconsidération.

Retraçant l’histoire, parfois loufoque, de leur gestion par les sociétés humaines, Fabien Esculier démontre qu’ils sont une ressource cruciale pour les décennies à venir. Il nous embarque avec pédagogie dans cette histoire parallèle de nos sociétés, de nos villes, de nos rivières et de nos champs, pour nous donner à voir ce que nous nous efforçons précisément d’éloigner de nos yeux : ces matières que produisent nos corps et dont nous devons compte à la terre.

Auteur 

  • Diplômé de l’École polytechnique, Fabien Esculier intègre le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts en 2006. 
  • Après plusieurs postes opérationnels dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, il entame en 2014 une thèse sur les excréments humains, pour laquelle il obtient entre autres la médaille d’argent de l’Académie d’agriculture de France et le prix de thèse de l’École nationale des ponts et chaussées. 
  • En 2018, il est affecté comme chercheur dans cette école, au laboratoire Eau, environnement et systèmes urbains (LEESU), où il coordonne la recherche-action pluridisciplinaire du programme OCAPI sur les systèmes alimentation/excrétion et la séparation à la source des urines et matières fécales humaines.

Editions Actes Sud

  • 307 pages
  • 21 €
  • ISBN : 978-2-3302-1892-8
  • A paraître le 1er avril (et ce n’est pas une blague !)